CHAPITRE UN : LE CONVOI
L’aide de camp se leva tranquillement de sa chaise pour désigner une carte sur le mur représentant une route caillouteuse bordée par les bois, avec des photos de plusieurs Range Rover et divers individus en treillis équipés de kalachnikov et grenades, aux mines patibulaires.
-Bienvenue sergent Mouse. Comme le disait le général, la première mission est à la fois simple et complexe. Nous avons repérés un convoi de quatre véhicules qui sont remplis de drogue et que vous allez devoir arrêter. Ils sont ben protégés et vous devrez leur tendre une embuscade…Vous devrez donc passer par les bois pour les intercepter. Le côté positif est qu'ils ne sont pas encore en route et attendent dans un hangar qu'on les remplisse de drogues.
Il se tourna ensuite vers tout le monde.
-Voici les deux hommes qui vont vous accompagner pour votre première mission. Vous connaissez déjà Saorrono puisque vous avez déjà accompli quelques missions avec lui, quant à Wallace ce sera une première pour tous les deux.
Il désigna ensuite une porte sur sa gauche.
-Allez donc choisir vos armes, vous partez dans une petite heure.
Le trio opina du chef, puis Mouse alla ouvrir la porte qui donnait sur un arsenal digne de ce nom. Des dizaines de râteliers avec tout un choix d’armes diverses et variées, des caisses, des étagères et des armoires remplies de munitions, des grenades aussi, des mines, des lance-grenades, des bazookas, bref, il y avait de quoi faire la révolution voir une troisième Guerre Mondiale.
Où donc était-elle tombée, Quelle agence pouvait se permettre de fournir autant d'armes à un petit groupe de commando trié sur le volet. Il est clair que les Etats, quelqu'ils soient, dissimulaient toujours tout un tas d'informations, surtout quand il s'agissait de défendre ses propres intérêts, et que des caisses, dites noires, souvent illégales, permettaient de faire en sorte que la sécurité nationale soit optimale.
Mais elle avait été choisie...A elle de choisir ce qu'elle désirait et de faire un peu plus régner la paix en ce monde de brute.
Wallace et Saorrono optèrent pour deux fusils M4 mais Wallace opta également pour deux grenades avec un petit sourire en coin tandis que Mouse, après mûre réflexion opta pour un fusil de sniper M82 dont l’efficacité à distance n’était plus à prouver. Elle savait que ce serait à elle de cibler et éliminer les véhicules, du moins si ce n’est en totalité, en partie. Elle dota son fusil de lunette de visée plus adaptée et d’un pointeur laser. Spécialisée dans les tireurs d’élite, l’ennemi ne pourrait ainsi guère lui opposer de résistance. Enfin, elle s’empara d’un kit de premier secours, savait-on jamais.
Une fois le choix fait, l’adjoint-aide de camp, les accompagna jusqu’à une sortie latérale, donnant sur l’orée de la forêt, traversant une vieille cours pavé avec quelques mannequins ici et là, des poutres, des barres en fer de quoi former en fait une sorte de terrain d'entraînement. Néanmoins, les lieux étaient déserts. De la mousse, des plantes poussaient aux travers le goudron qui se disloquait ici et là, formant des lézardes ou des cratères. Du ciel on devait penser le terrain abandonné, c'était sûrement ça l'idée.
Subitement, l'aide de camp s'immobilisa devant un haut muret sur lequel des morceaux de verres et des barbelés étaient visibles. Une porte en acier, rouillée, leur faisait face.
-C’est là que nos chemins s’arrêtent, bonne chasse à vous. Si Dieu le veut, nous nous retrouverons sûrement…Déclara t-il solennellement en ouvrant la porte.
Sans un grincement, sans un bruit, bien huilée. Encore une image de fausseté délibérée pour d'éventuels curieux assurément.
Ils opinèrent tout trois avant de s’enfoncer dans les bois.
La cachette
Après avoir marché plusieurs heures, le trio ne tarda pas à tomber sur une cache surveillée de prés par un sniper. Ce fut presque une surprise d'avoir un contact si rapidement. Leur base était donc si proche que ça?
Mais après tout cela n'était pas si étonnant. Il fallait agir vite. Vite et bien.
Sans la vigilance de Mouse, spécialiste dans ce domaine, ils auraient pus être abattus aussitôt , mais le sergent leur fit signe de s’immobiliser puis, portant son fusil à son œil droit, ouvrit le feu l’abattant sans sommation, puis après un bref examen des lieux, tous pénétrèrent dans la cache, un vieux cabanon délabré, Saoronno flanquant un puissant coup de pied dans la porte.
En la fouillant, ils découvrirent de quoi s’équiper notamment des poignées pour leur fusil ainsi qu’un pointeur laser.
-On a de la chance ou quoi? S'extasia Wallace en lorgnant la poignée avant de l'installer. Ouep...je me sens mieux d'un coup, j'aurai du en prendre une tout à l'heure...
-La chance du débutant, assurément, reconnut Saorrono en positionnant un pointeur laser sur son fusil.
-Vous avez fini vos courses? On peut repartir? Lança de l'extérieur Mouse qui avait analysé la suite de leur parcours en fouillant un peu les alentours. Elle avait découvert un petit sentier exigu qui partait au beau milieu des bois, couvert de gravas, de racines et de plantes sauvages.
La rivière
Ce chemin les accompagna pendant au moins dix minutes. Mais les lieux étaient calmes, déserts, tranquilles et seuls les piaillements d'oiseaux, assez véhéments au demeurant, rompaient la monotonie de leur marche.
Néanmoins, il fallait bien que cela change, et leurs pas trouvèrent une berge bourbeuse donnant sur une rivière au courant relativement faible.
-On doit s'y enfoncer? maugréa Wallace.
Plus pour la forme que pour autre chose. Ils étaient tous des soldats aguerris, des pros et savaient que parfois, nécessité faisant loi, ils devaient mettre le nez dans la mouise pour accomplir des tâches ardues. Et cette rivière n'était pas la plus insalubre qu'il ait croisé.
Le sol étant toutefois des plus glissants, ils s'aidèrent mutuellement à descendre puis, mouillés jusqu'à mi-torse, s'enfoncèrent au beau milieu, avançant à l'allure d'un escargot, fouillant méticuleusement des lieux les environs. Mouse se tenait un peu à l'écart, en arrière, en tant que sniper, elle ne cessait de s'immobiliser pour surveiller les alentours, commandant ainsi aux autres l'avancée ou l'arrêt. Il y avait encore quelques mètres avant de parvenir à leur objectif et ils ne voulaient pas donner inutilement l'alerte, d'où le fait d'avoir du mettre les pieds dans les eaux un peu visqueuse.
Quelques longs mètres plus loin, harcelés par des moustiques et autres insectes aussi étranges qu’incongrus, flirtant entre les roseaux, tâchant d'ignorer ces choses qui sinuaient entre leurs jambes, ils aperçurent des jambes.
Une sentinelle veillait au grain. Enfin, veillait…somnolait aurait été plus judicieux.
Mouse alertât les deux hommes qui se figèrent auprès d'énormes racines d'un saule pleureur dont une grande partie plongeait dans les eaux. De la mousse ruisselaient et c'est de là que les deux soldats virent en effet la sentinelle en question.
Rictus carnassier aux lèvres, Mouse, étant restée un peu plus loin, cala le fusil sur son épaule, inspira profondément, retint son souffle et appuya sur la gâchette. L'homme eut un vague sursaut avant de glisser pathétiquement dans des fourrés.
-On reprend, souffla t-elle dans leur radio, leur permettant ainsi d'avancer
Néanmoins, ils n’étaient pas seuls car un petit groupe de bandits était également présent dans une sorte de campement rustique tout autant qu’insalubre. Des cannettes de bières vides et des sachets plastiques traînaient un peu de partout, avec une lampe à pétrole, des bidons d'essence et un vieux poêle à frire. Une vieille tente trouée était attachée à un chêne qui la couvrait largement de ses nombreuses et épaisses branches. Un feu de camp entouré de pierrailles et déjà garni de brindilles attendait d'être allumé au milieu de quatre tabourets en bois et des casseroles sales.
Dissimulés derrière un arbre et des buissons touffus, trempés et dégoulinant d’une eau saumâtre légèrement poisseuse et nauséabonde, ils dénombrèrent cinq Hostiles, un peu avinés braillant et ricanant sourdement entre deux lampées goulues. Deux d'entre eux jouaient aux cartes, installés un peu en retrait. Une pierre plate faisait office de table et des jetons s'entassaient auprès du plus proche.
On n'était loin d'être en contact avec des soldats professionnels. Des ramassis d'amateurs. Sans ordre ni discipline. Ceux-là étaient donc d'une menace moindre mais qu'il fallait résoudre au plus vite.
Ce fut Wallace qui s’élança aussitôt projetant une grenade qui faucha dans une détonation assourdit par des broussailles les deux soudards jouant aux cartes, puis ouvrit aussitôt le feu sur un troisième. Mais dans sa précipitation son tir partit droit dans les branches. Voulant venger son camarade Saorrono ouvrit à son tour le feu abattit un quatrième bandit mais, manquant de chance, son fusil s’enraya et il dut changer de chargeur, reculant pour se mettre à l'abri tout en jurant…
Encore sous le choc de la surprise, de la stupeur, l’un des bandits riposta mais ayant tiré au jugé sa rafale ne trouva personne.
Saorrono profita de la confusion pour tuer promptement les deux survivants avant de changer de nouveau de chargeur.
Ainsi en quelques secondes, le petit camp si plein de vie ne contenait plus que les corps sans vie des six bandits. Le silence revint, les oiseaux reprirent leur chant et ils espéraient que personne ne les aurait entendu.
La Ravine :
Un petit sentier partait de la zone du massacre pour arriver auprès d’une ravine qu’il allait falloir traverser mais qui était sous la vigilance de quatre guérilleros.
Une chance que la forêt soit si dense. Le camp n'était qu'à une centaine de mètres de là, mais les fourrés, les arbres et, qui sait, le chant des oiseaux, avaient pu éviter que le son ne résonne bien loin, l'amortissant au maximum.
Un des guetteurs étaient bien trop proche d’eux et Moue l’abattit. Un sursaut de la sentinelle, un autre sniper visiblement, et l'homme bascula en avant, roulant jusqu'à eux, les yeux et la bouche grands ouverts sur le ciel bleu.
Cependant dans sa précipitation elle loupa le second type non loin de là, qui, ayant vu la scène, se retourna, vit les silhouettes ennemis et alla immédiatement s’abriter derrière un arbre. L’alerte étant donnée, Saorrono ouvrit à son tour le feu ,rata ses tirs mais Wallace put en éliminer un qui venait de surgir.
Heureusement, au-delà des quatre bandits la forêt était si dense, que le bruit de tir n’avaient pus être audible et aucun renfort ne semblait poindre le bout de son nez. Les échanges de tirs claquant dans le vent dura un court instant puis Mouse fit mouche sur les deux restants les envoyant ad patres. Elle était parvenue à les prendre à revers, sous le couvert de ses deux camarades.
Retour à la rivière.
La Ravine ne fut pas des plus évidentes à traverser. Ereintés, à bout de souffle, les muscles engourdis, ils passèrent toutefois grâce à un effort de volonté assez inhumain. L'adrénaline coulait dans leurs veines, les poussant à continuer, ne pas s'arrêter tant qu'il était temps, d'avancer toujours plus loin, on stresserait plus tard, après la mission. La tension nerveuse était à son paroxysme après ce petit affrontement, mais ils en avaient vus d'autres. On ne le répétera jamais assez c'étaient des pros et le choc post-traumatiques surviendrait après. Longtemps, peu de temps ou pas du tout. Tout dépendait des hommes - et des femmes.
Mais on y était, la fin de la ravine, l'arrivée...
Quel ne fut pas leur déception de voir que la ravine ne donnait autre que sur la rivière et c’est en grognant qu’ils y entrèrent, frissonnant dans leur uniforme déjà bien humide, collant à leur peau. Et en remontant longuement celle-ci , tâchant de penser à autres choses tout en étant aux aguets, ils atteignirent une sorte de petit ponton en bois vermoulu qui les amèneraient ainsi jusqu’à leurs cibles.
Encore fallait-il avant tout se débarrasser des six tueurs qui patrouillaient, mine de rien, protégeant assurément les entrepôts en tôles ondulées qui formaient ainsi sur un terre plein central une sorte de grand campement.
Mouse fit signe à Wallace de lancer une( et dernière) grenade qui eurent pour effet de souffler trois gardes puis aussitôt après il lorgna un quatrième bandit qu’il abattit d’une balle en pleine tête tandis que, suivant son compète, Saorrono en couchai un autre à terre, puis, après avoir raté sa proie suivante finit par l’éliminer, l'homme osant remontrer son visage de l'arrière d'une vieille Jeep d'où il avait trouvé refuge. Jamais il ne vit d'où était provenu les tirs.
Le Convoi :
Il était tout à fait temps car déjà les quatre Range Rover noires aux vitres teintées sortaient d’un des entrepôts, précédés par cinq hommes.
Sûrement parce qu'ils avaient entendu la détonation de la grenade et le tir des fusils, cinq pseudos- soldats en tenue kaki avançaient prudemment, AK-47 et 74 devant leur nez, fouillant le paysage, prêts à protéger le convoi, le couvrir.
Voyant que leurs six compagnons gisaient au sol dans des flaques pourpres, les gardes se tournèrent en direction de la menace mais déjà les commandos, sur le pied de guerre, officiaient, fauchant quatre d’entre eux.
Terrorisé, le cinquième alla se mettre à couvert.
Ce qui permit à Mouse de loger une balle dans la tête du premier conducteur qui tournait déjà sur un virage serré. Il avait tellement ralentit qu'elle pu discerner les traits du visage porcin avant que la balle ne lui fracassa la tempe. La voiture alla aussitôt s'encastrer dans un arbre, bloquant vaguement le second qui tentait de le contourner. Hélas trop tard car Mouse logea aussitôt une balle dans la gorge du type qui, donna un violent coup de volant, percutant le pare-choc arrière de son camarade. Agonisant sous un geyser pourpre, le conducteur tenta de sortir, bascula au sol, puis, un dernier spasme et il rendit l'âme.
Le second freina brutalement et cela lui fut fatal. Mouse tira. La vitre se brisa tout comme le front se disloqua dans un nuage pourpre tandis que l'homme tournait la tête en sa direction, surpris et terrifié.
Saorrono ne restât pas inactif alors que le quatrième essayait de reculer. Il se retrouva à côté de la portière et sa rafale fit voler en éclats le verre securit. Le corps bascula sur le côté et le véhicule roula encore quelques mètres avant de s'immobiliser.
Il n’eurent plus qu’à saboter les véhicules après avoir pris des photos comme preuves de leurs exploits avant de retourner sur leurs pas, espérant qu’ils ne tomberaient pas sur d’autres guérilleros venus en renfort.
Ils fouillèrent les entrepôts mais ceux-ci étaient vides à part des sacs de couchages, une table, des chaises, une vieille radio émetteur-récepteur, des magasines pornos et des flasques de bières entassaient pêle-mêle.
Désormais, il fallait retourner à la base. Mais après cette victoire, le chemin du retour fut plus aisé, plus facile, et même s'ils restèrent vigilants, savait-on jamais en ces terrains étranges aussi hostiles qu'inquiétants, mais souvent en fait tranquilles, cela fut un jeu d'enfant...
Ainsi, heureusement, ils ne rencontrèrent personne, et purent retourner tranquillement à leur base, ne prêtant pas même attention aux cadavres désormais recouvert de mouches et d’insectes nécrophages.
Quelle ne fut pas leur surprise de voir que l’individu qui les attendait derrière la porte n’était autre que le général Van Dick en personne et il affichait un énorme sourire. Leur tendant la main, il les félicitât pour leur opération réussie et devant leur regard fatigué et abasourdi, montrant le ciel d’un bleu limpide, il leur expliquât qu’il avait assisté au final grâce à un de leur E- 2 Hawkeye, avion radar espion ou sentinelle en fonction de gens.
-On n'ose pas trop utiliser les drones encore...mais ça viendra, nous sommes en train de les installer, de les programmer. Acheva t-il.
Officiellement, en temps normal, ce genre de mission aurait été suivie d’un débriefing, au lieu de quoi, le général les congédia en leur ordonnant d’aller reprendre des forces, de manger, de se doucher car ne savait-on jamais ce qui pouvait se passer.
Mais après tout ce genre de mission n’était-il pas, justement confidentielle, top secret ?
Et puis; trop heureux de pouvoir se doucher après avoir barbotés dans cette maudite rivière, ils n’allaient pas faire la fine mouche. Et ce reposer ne serait pas de trop espérant toutefois faire partie de la prochaine opération, aussi saluèrent-ils puis, accompagnés de l’aide de camp toujours aussi blasé, prirent-ils le chemin de leur quartier.
|
TABLEAU DE CHASSE |
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|
JOUEURS |
BLESSURES |
TUES |
MINI-BOSS |
VEHICULES/ MAISONS |
SPECIALITES |
COMPETENCES EN + |
XP |
A SAVOIR |
|
MOUSE |
0 |
5 |
1SNIPER |
3voitures |
SNIPER |
SQUAD FIRE |
2 |
3XP en – |
|
SAORRONO |
0 |
6 |
|
1voiture |
GUERRIER |
|
3 |
|
|
WALLACE |
0 |
6 |
|
|
GUERRIER |
|
3 |
|
Cette mission possédait le malus de retirer 1XP de chaque Carte Hostile éliminée.
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